Une affaire d’espionnage des salariés au centre Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles

leclerc

La Commission nationale informatique et libertés, connu la CNIL, a épinglé lundi l’hypermarché girondin Leclerc pour la surveillance excessive de ses salariés, et le met en demeure de respecter la loi.

La Commission, qui avait été alertée en avril 2012 à la suite d’une plainte, évoque dans son rapport un système de vidéosurveillance plus que fourni : 138 caméras installées sur les 12.000 mètres carrés de l’hypermarché, dont 39 dans des locaux réversés au personnel.

Un autre dispositif a été découvert à la faveur de cette plainte, il s’agissait d’un système de contrôle du temps de présence des salariés extrêmement élaboré, puisqu’il s’agit d’un système biométrique de contrôle des empreintes digitales, qui doit normalement être déclaré et dont les archives doivent ensuite être régulièrement purgées, ce qui n’a pas été fait.

Pour l’instant, la CNIL n’adresse pas de sanctions à l’hypermarché mais une simple mise en garde : il a jusqu’au15 mars pour se mettre en conformité avec la loi. Cette affaire risque cependant d’alimenter toutes les conversations des 500 salariés aujourd’hui d’abord car ce centre fait partie du top 10 des plus gros Lerclerc de France mais surtout parce qu’il appartient au gendre et au petit fils d’Édouard Lerclerc le fondateur de l’enseigne.

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